Dieu,
Je pense que j’ai fini par comprendre.
Tout ce que tu as fait cette année, ton truc de me voler un bon paquet de gens que j’aimais, c’était en réalité parce que tu m’aimes. Tu t’es dit, tiens, si elle les aime ça doit être des gens bien, faisons connaissance.
Et pour prouver que la tienne était vraiment plus grosse que la mienne, tu m’as volé mon père que j’aimais tant. Peu après, tu as décidé de dégommer son meilleur ami, que j’aimais aussi, moins mais beaucoup quand même.
Vu que ça marchait bien, tu t’es fait (si je puis dire) la meilleure amie de ma mère, qui était très bien là où elle était.
Et dans la foulée, mon cousin qui en plus ne croyait pas en toi, espèce de bougre rancunier.
Là, dans une gracieuse pirouette, tu t’attaques à un de mes amis et tu lui niques la santé et lui voles son père.
Bien.
Jouons.
On va faire comme ça : je vais te fournir une petite liste des gens que j’aime et tu exécutes puisque tel est ton rôle. Tu vas t’occuper d’eux comme seul tu sais faire, avec cette élégance, cette fougue et cette ténacité qui te sont propres.
Dans la section Poste, j’ai un facteur particulièrement con sans qui la vie n’aurait plus de goût, oui, je l’aime, note.
Pour ce qui est du Ministère des Impôts, j’ai la chance d’avoir un inspecteur personnel que j’affectionne, c’est un dieu, tiens, la concurrence, note, note.
Pour les ennemis, tu as dit qu’il faut aimer tout ce qui bouge, alors je fais.
Il y a La Chose, Le Corse et deux ou trois autres que je ne pourrai jamais oublier, je les adore. Ne les oublie surtout pas.
Merci pour tes efforts, je te promets d’autres noms si tu fais vite.
Bien à toi.
Ginette
Ca aide vachement. Non, sérieux.
Résumé/ Abstract : Nous présentons l’étude clinique de Maria Conchita de los Dolores, une bonne espagnole entrée dans notre établissement en juillet 2004 et présentant des symptômes à ce jour inconnus / We are talking about a spanish potatoe who is crazy in her head.
Mots clefs/ Keywords : cohérence, logique, calme, pondération/ chorizo, mule, cogno, verde.
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Le monde regorge de gens qui se croient trop bons pour supporter la cruauté de la vie. C’est dur, terrible, mais ça serait tellement charitable s’ils venaient à quitter leurs corps meurtris. Nous ne (...)Voici un de “articles” que la “rédaction” du Post a présenté ce lundi 13 juillet à ses lecteurs, pour la plupart des Prix Nobel en gestion comme en attestent leurs commentaires. Ginette a essayé de répondre chez eux, mais tous ses commentaires ayant été supprimés malgré leur exquise courtoisie, la voici contrainte à répondre sur ses Terres pour retrouver son droit d’expression et l’exercer : ce genre de libertés il faut les utiliser, car on sait combien elles s’usent quand on y renonce. Ça la peine, on sait à quel point Ginette n’aime pas dire du mal des gens, mais censure oblige.
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Aussi sûrement qu’arrive l’hiver, arrive la grippe et son cortège de misères. Le bureau où vous gagnez votre croûte quotidienne n’est plus que bestioles microscopiques, morve et crachats. Vos collègues tombent comme des mouches et leurs râles infâmes vous rappellent que vous avez encore oublié de vous faire vacciner.